au jeu

Au jeu!

Durant le mois de juin, nous nous sommes donné un petit défi qui touchait toute la famille, celui de jouer plus. Bon, vous allez dire que pour les enfants c’est déjà leur vie de jouer. Certes, mais il y a différentes façons de jouer. 

 

La cible

Je l’ai déjà dit ici, nous adorons jouer. Par contre, avec la vie de famille et les tâches connexes qui viennent avec, cela devient de plus en plus difficile de trouver du temps pour s’asseoir tranquille autour d’une table à jouer à nos jeux préférés du moment. Nous avons donc pris les grands moyens et nous nous sommes engagé à jouer une fois par semaine en couple.

Pour qui concerne les enfant c’est un peu différent. C’est vrai que les enfants jouent sans arrêt. Même manger peut parfois avoir l’air d’un jeu, surtout si on considère que de lancer sa nourriture par terre et refuser de manger autre chose que du chocolat sont des activités ludiques. Mais ce n’est pas parce que Ninja Junior se promène avec des blocs dans la main ou que Miss court après un ballon qu’ils jouent. 

Tout est dans l’intention ! Je trouve vraiment intéressant où est rendu Ninja Junior dans son développement du jeu. Il n’est plus un bébé qui se contente de secouer un hochet ou de mâchouiller un jouet de dentition. En même temps, il n’est pas tout à fait rendu au jeu symbolique et encore moins à suivre les règles d’un jeu plus structuré. Il est plutôt en phase d’apprentissage d’habiletés motrices et des concepts simples. Ça veut dire quoi ? Ses activités préférées sont de vider et remplir, faire tomber et ramasser, manipuler des ustensils, monter et descendre les escaliers et peinturer. Je trouve cela important de le laisser explorer librement les possibilités qui s’offrent à lui. Pour cela, il n’a pas besoin de moi – ou si peu. J’aime quand même l’accompagner de façon quotidienne et ce pour 3 raisons:

1- élargir ses horizons;

2- renforcer les succès;

3- remplir son réservoir d’attention. 

Comme je disais plus haut, il n’a nullement besoin de moi pour vider son bac de jouet. En tant qu’adulte, je sais qu’il est en train de travailler plein de choses comme sa motricité fine, le concept de plein/vide, etc., et c’est mon rôle de faire en sorte que ce moment puisse l’amener un peu plus loin. Je l’accompagne en mettant des mots sur ce qu’il s’apprête à faire. Ainsi, je lui communique une intention de jeu. C’est important, à la fois pour son attention -il est plus facile de se poser et persévérer dans une tâche quand on a une intention- et aussi pour développer son sens du jeu – il voit qu’il est en train de jouer, pas seulement s’occuper. Toujours dans le jeu, je nomme les couleurs de blocs qu’il touche. Je dis “le bac est vide” quand il a terminé de vider le bac. Je lui propose de remplir un bol avec de petits objets et un autre avec des gros objets. 

Jouer, c’est plaisant. Quand mes enfants jouent et réussissent des accomplissements j’aime les féliciter. Certains diront que les enfants ne devraient pas avoir besoin de gratifications extérieures, mais la réalité est que même ça, ça s’apprend. J’essais toutefois d’utiliser des formules comme :

 “tu peux être fier de toi !”

“tu as réussis !”

“Tu as fait beaucoup d’effort pour faire ça !”

” J’aime beaucoup jouer avec toi !”

Parfois, c’est moins drôle et la tâche est difficile. Mes apprentis ninjas sont déjà orgueilleux et il n’est pas question d’accepter de l’aide, quitte à abandonner. C’est alors mon rôle de transformer les difficultés en apprentissage.

Finalement, l’idée n’est pas tant qu’ils jouent plus, mais surtout de jouer plus ensemble. Ça fait du bien à tout le monde de prendre une pause et de s’abandonner l’espace d’un moment pour faire des grimaces, des chatouilles, regarder les pissenlits et s’écouter vraiment. Durant ces moments de jeu privilégiés, il nous arrive souvent de récolter des confidences et de reconnecter avec nos enfants. C’est précieux pour nous tout autant que pour eux qui en profitent pour remplir leurs réservoirs d’attention. La beauté est qu’après, les apprentis sont beaucoup plus autonomes et nous, parents pouvons vaquer à nos obligations plates comme faire le souper.

 

Trucs de ninja

Si c’est naturel pour les enfants, il a fallu que nous mettions en place quelques petites stratégies pour nous rappeler de prendre le temps de jouer en tant qu’adultes.

Premièrement, nous avons inclus dans notre horaire de semaine un temps pour jouer : le samedi soir, une fois les enfants couchés, c’était réservé pour jouer. Pas question de regarder la télévision ou de discuter des prochaines vacances.

aimant minimomotivation

 

Dans le même ordre d’idée, je prends toujours un temps de qualité avec ninja junior après sa sieste. Miss, elle, c’est avant le dodo en semaine et durant la sieste de son frère la fin de semaine. Nous avons même un aimant ” je joue avec maman et papa ” à utiliser avec notre tableau de routine quotidienne de minimomotivation .

Cela peut paraître paradoxal, mais avoir peu de jouets pour les enfants aide à mieux jouer. L’enfant s’éparpille moins et il est ainsi plus facile de se concentrer. Il doit aussi choisir son jeu de façon plus éclairée car il n’est pas bombardé et tous les jouets sont bien rangés (effet secondaire d’avoir peu de jouets comme nous l’avons constaté dans l’expérience que nous avons faites en janvier). C’est surtout le cas pour Miss qui aime aller chercher dans l’armoire un jeu de société. L’intention est alors plus évidente.

 

Obstacles

Ce qui nous a empêché de réussir complètement ce défi est un ensemble d’éléments. D’abord, la vie ne va pas toujours comme on le veut. Parfois Junior faisait de si petites siestes que nous n’avions même pas le temps de jouer 15 minutes avec Miss. Parfois c’est elle qui voulait aussi dormir en même temps que son frère (je sais, beau problème). 

D’autres fois, malgré toutes nos bonnes intentions, une fois les enfants couchés, nous n’avions tout simplement pas l’énergie ne le goût de jouer activement. J’en ai déjà glissé un mot, mais Ninja Junior n’est pas le ninja le plus facile à endormir le soir. Il n’est pas rare que nous nous retrouvons entre adultes après 21 heures seulement. Et même si les enfants se couchent relativement tôt un soir, il est arrivé qu’il y avait trop de tâches ménagères qui ne pouvaient pas attendre au lendemain et la session de jeu a été annulée. 

 

Verdict

Le mois de juin a été très amusant !  Les enfants ont beaucoup et bien joué. Ces périodes de jeux avec un adulte ont plusieurs avantages comme je l’expliquais plus haut et nous avons pu expérimenter un effet secondaire surprenant, mais très positif: il était plus facile ensuite pour les apprentis ninjas de faire des périodes de jeux libres et indépendants.

Pour nous, ninjas expérimentés, cela a été plus difficile. Avec un taux de 50%, ce n’est pas une catastrophe ni une réussite. Espérons que les vacances seront propices à jouer encore davantage. Après tout, l’été c’est  fait pour jouer!

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