La magie du jeu coopératif

Dans le dernier billet que vous pouvez lire ici, j’expliquais à quel point jouer faisait partie de notre vie. Cette semaine, je vous partage notre type de jeu préféré.

Chez la famille Ninja, il n’y a pas que les enfants qui jouent. Je dirais même que des fois ce sont les adultes qui jouent le plus. J’expliquais aussi que nous étions accros au principe de jeu et non pas à une forme particulière. Ce qui nous fait tripper c’est la prise de risques (comme quand on a remis au hasard le choix du nom de notre bébé à venir). C’est aussi le plaisir qu’on éprouve quand on réussit notre coup ou carrément le feu d’artifice dans notre cerveau quand on gagne. C’est la satisfaction de savoir qu’on pratique une habileté spécifique et qu’on s’améliore. C’est la pause qu’on accorde à notre cerveau en lui permettant de s’évader dans un monde fictif. Mais c’est surtout le bien-être qu’on éprouve à passer du bon temps avec ses amis, sa famille ou en amoureux.

 

Le côté social du jeu

Je pense que le côté social du jeu est aussi important que le côté ludique. C’est vrai qu’il existe beaucoup de jeux solitaires, mais dans la quasi majorité de ces jeux il y a tout de même un adversaire que ce soit l’ordinateur, le temps ou soi-même. Les casse-têtes sont peut-être la seule exception. Je dirais même que plus un jeu solo a d’adversaires, plus il sera populaire. Un peu comme tous ces jeux disponibles sur téléphones où l’on peut rivaliser avec nos amis et dont la mise en scène inclut un méchant qu’il faut battre en plus de promettre des médailles si on réussit dans un temps record. C’est bête, mais ça marche.

À l’opposé, depuis plusieurs années le phénomène de jeux de party est très présent. On joue en gang et les thématiques ne sont clairement pas destiné aux enfants. Comme quoi, les adultes aussi ont besoin de s’évader de la routine et de rendre leurs rassemblements amusants.

En parlant d’enfants, même ceux qui n’ont pas de copains pour jouer ne jouent pas seuls. L’ami imaginaire vient à la rescousse.

 

Jouer avec et non pas contre ses amis

Mais alors, si on veut tous jouer avec quelqu’un, pourquoi jouons-nous en réalité contre nos amis? Les jeux classiques sont plus souvent qu’autrement une compétition entre les joueurs. Dans les livrets de règles, les objectifs du jeu se lisent bien souvent comme ça :  “le premier qui… gagne.” “celui qui a la plus de… gagne.” “ Celui qui réussit à… gagne.”

Bon, c’est sur que l’aspect compétitif est très fort chez certains et c’est très bien comme ça pour certaines choses. Mais est-ce que le fait de jouer avec nos amis doit absolument passer par là? Surtout que, rappelons-le, le but ultime est d’avoir du plaisir. Et qui dit gagnant dit aussi perdant. Et le perdant a beaucoup moins de plaisir que le gagnant. A=B=C. Il est où le plaisir là-dedans, je vous le demande!

 

Gagnant=perdant= moins de plaisir

 

Le jeu coopératif

Heureusement, il y a une catégorie qui permet d’éviter cela. Ce sont les jeux coopératifs. Pour être honnête, il y a toujours un gagnant et un perdant, mais tous les joueurs gagnent ensemble ou perdent ensemble. La compétition se vit envers un ennemi commun et les participants. Un bon jeu coopératif requiert que ces derniers partagent leurs ressources pour gagner. Il ne suffit donc pas seulement de jouer chacun pour soi dans le même but, mais bien de coopérer réellement. Un des premiers jeux coopératifs auquel nous avons joué est Hanabi. Dans ce jeu de cartes, les joueurs ne voient pas leur propre main et doivent se fier sur les autres pour réussir leur tâche. Sans coopération, vous imaginez bien que ce serait impossible.

D’autres jeux comme le célèbre pandémie mettent en place tout un scénario. Dans ce jeu, les joueurs doivent lutter contre la propagation mondiale de maladie. Les joueurs ont chacun un personnage avec des caractéristiques personnelles différentes. Et c’est en usant de ces avantages pour le bien du groupe qu’ils arrivent à vaincre la menace. Par exemple, un joueur a le pouvoir de déplacer les autres jetons, un autre peut enlever tous les cas de maladie dans son champ d’action alors que normalement c’est un seul à la fois et un autre a besoin de moins de cartes pour créer un vaccin. Il est aussi possible de s’échanger des cartes.

Bref, c’est bien plus que de ne pas être en compétition. Il faut développer une stratégie unique et efficace. Cela requiert une très bonne communication, une ouverture d’esprit, un humilité et bien entendu le respect envers ses coéquipiers.

 

Comme dans la vraie vie

Nous aimons beaucoup les jeux coopératifs pour plusieurs raisons. La principale est, comme nous venons de l’expliquer, le fait que les joueurs ne jouent pas les uns contre les autres, mais ensemble dans un but commun. Cela est d’après nous beaucoup plus représentatif de la vraie vie. Depuis la nuit des temps, le jeu a toujours été un moyen de se pratiquer et de développer des habiletés qui seront utiles dans la vie. Nous avons fait l’exercice de se demander si les divers jeux auxquels nous jouons reprennent des schémas que nous retrouvons dans notre vie. Et non: je n’ai pas besoin de prendre de vitesse mes collègues pour bien faire mon boulot. Je n’ai pas non plus besoin de leur enlever des ressources pour avoir ma paye. En un mot, ce n’est pas eux ou moi. Par contre, une bonne communication, un partage de nos ressources et l’entraide nous permet de bien faire notre travail de façon professionnelle.

 

Chez les enfants

Nous nous sommes aussi demandé laquelle de ces deux valeurs nous aimerions que nos enfants développent par leurs jeux de sociétés. Clairement, la compétition n’est pas en première place. Pas que nous soyons contre, mais il y a maintes autres occasions d’en faire l’apprentissage dans la vie de tous les jours. Il nous est apparu que les jeux de société était une excellente occasion pour les tout-petits d’apprendre la coopération. Au besoin, nous modifions les règles des jeux de société classiques pour les rendre coopératifs.

Coopérer passe pas plusieurs aptitudes et c’est pourquoi nous trouvons cela important de donner l’occasion à nos petits ninjas d’inclure des jeux de ce type dans leur entraînement pour la vie. En voici une petite liste non exhaustive:

  • Le respect de l’autre,
  • L’écoute,
  • Une bonne communication,
  • La confiance en soi,
  • La solidarité,
  • L’entraide,
  • L’ouverture d’esprit,

 

2 jeux testés et approuvé

Maintenant, voici 2 jeux, un pour enfant et un pour adulte, que nous avons à la maison.

 

Little coopération

J’ai tout de suite eu un coup de coeur pour ce jeu. Miss Ninja était à ses tout débuts dans le monde des jeux de société et il me semblait que ce jeu était idéal pour lui faire connaître le principe (attendre son tour, respect des règles du jeu, objectif à atteindre). Pour les enfants à partir de 2 ½ ans, c’est vraiment le tout premier jeu de société coopératif que votre mini pourra experimenter. Et en plus il eétait coopératif.

Le but du jeu:

    4 petits animaux sont pris sur une banquise et doivent rejoindre leur igloo qui se trouve de l’autre côté du pont avant que celui-ci ne s’effondre. À son tour, le joueur lance le dé qui lui dicte l’action à réaliser, soit déplacer n’importe quel animal qui est sur la banquise à sur le pont, de déplacer n’importe quel animal sur le pont à l’igloo ou de retirer un bloc de glace qui soutient le pont.

Les bons coups:

  • Comme tous les jeux djeco, la qualité est irréprochable,
  • Les animaux sont absolument adorables,
  • Les règles sont simples,
  • Il n’a pas de chicane pour savoir qui aura quel animal (quoique Miss Ninja refuse parfois que nous touchions à celui qu’elle aime ce jour-là),
  • Pas de tricherie qui pourrait causer de la chicane,
  • Aucun besoin de lecture,
  • Une partie se joue en 10-15 minutes.

Ce qui dérange

  • Il est difficile pour les très jeunes enfants ou ceux qui n’ont pas une bonne motricité fine de retirer les blocs de glace sans tout détruire à tout coup. Un adulte doit impérativement jouer avec Miss Ninja,
  • Le titre est en anglais, même si les règles sont en français.

Verdict:

Cela a été un franc succès pour initier Miss à l’univers des jeux de société. En fait, tout le monde aime Little coopération. Le suspense créé par la menace de l’effondrement du pont ajoute une difficulté qui fait que même les plus grands apprécient ce jeu.

 

Forbidden Island

Ce jeu coopératif s’adresse à des joueurs de 10 ans et plus. Les joueurs incarnent des aventuriers qui doivent retrouver 4 trésors cachés sur des îles qui menacent de se faire engloutir. Plus le jeu avance, plus la difficulté augmente et les îles disparaissent de plus en plus rapidement, pouvant même emporter avec elles les trésors alors perdus à tout jamais.

Les bons coups :

  • Encore une fois, la qualité des pièces est très bonne. La boîte est superbe en métal et d’un format pas trop gros,
  • Parce que les personnages peuvent être différents à chaque partie et que les tuiles ne seront pas disposées de la même manière, chaque partie est unique et a ses propres défis,
  • Nous pouvons ajuster le niveau de difficulté. Le jeu garde donc de l’intérêt même pour ceux qui y sont habitués,
  • Simulation d’une gestion de crise: pour gagner, les joueurs doivent établir une vraie stratégie s’ils veulent réussir la mission,
  • La mission se réalise ou s’échoue environ en 30 minutes,
  • Prix très raisonnable pour un jeu de société

Ce qui dérange :

  • Très semblable à pandémie et son cousin forbidden désert,
  • Les trésors ne représentent rien et sont plutôt moches à mon avis. Il y a là un très beau potentiel ignoré,
  • Il y a une ou deux faiblesses dans les règles de jeu.

Verdict :

Pour passer une bonne soirée ou pour créer de nouveaux liens, forbidden Island est un bon jeu divertissant.

En conclusions

Les jeux coopératifs, de société ou non, sont une façon tellement intelligente d’avoir du plaisir qu’il serait stupide dommage de s’en passer.  Nous sommes impatients d’agrandir la sélection de Miss. On peut même transformer des jeux classiques pour créer un climat de coopération.

 

Pour plus d’idées de jeux de société coopératifs

Jeux pour enfants

Jeux pour plus grands

 

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