Retour sur le défi de janvier

Au début du mois je me mettais au défi de vider mes réserves de nourritures. J’avais appeler cela “faire taire mon syndrome de l’écureuil” . Comme je l’expliquais dans le billet, j’ai tendance à entreposer de la nourriture au cas où et mon garde-manger est bien plein de produits non périssable ainsi que mon congélateur. Il y avait un triple objectif à ce défi. Premièrement, de permettre à notre carte de crédit de prendre une pause. En effet, le temps des fêtes apporte beaucoup de dépenses sans que les revenus augmentent. Deuxièmement, faire une rotation de nos réserves afin d’éviter de jeter ce qui n’est plus bon. Il est si facile d’oublier le potage qui a été congelé l’année d’avant et jamais consommé. Et troisièmement, en utilisant ce que nous avions sous la main, donc avec des ressources limitées, nous espérions diminuer le gaspillage alimentaire. Comment? En utilisant un ingrédient dans plusieurs recettes, mais surtout développer cette habitude pour le futur également. Un mois plus tard, qu’en est-il?

Les chiffres

Avons-vous tellement économiser? La réponse courte est : oui!
Du 31 décembre au 26 janvier nous avons dépensé 462,50$, soit une moyenne de 104,44 par semaine. Du 1er au 30 décembre, nous avions dépensé 873,74$, soit 197,29$ par semaine. C’est 93$ de moins par semaine, 411$ en 1 mois!
Bon, mais qu’est-ce ce que cela veut dire? Et puis, n’est-ce pas réaliste de dire que l’épicerie du mois de décembre à été plus chère? Nous y avons pensé et n’avons pas inclus l’épicerie du repas de noël. Depuis, si nous faisons une moyenne sur 6 mois (merci l’application de la caisse Desjardins de compiler les données à ma place), nous obtenons même une moyenne de 1031$ par mois.
Pas contre, il est vrai que depuis le 31 décembre, nous n’avons pas acheté d’alcool, ce qui n’était pas le cas dans les 5 mois précédent et qu’au prix que l’alcool coûte au Québec, cela peut faire une jolie différence sur le total de la facture.

L’inventaire

Incroyable mais vrai, nous n’avons pas réussi à utiliser tout ce que nous avions en inventaire. Il nous reste encore 4-5 boîte de céréales 😱. Ça c’est la manifestation de mon syndrome de l’écureuil à l’état pur. Comme je ne mange qu’une seule sorte de céréales, j’ai toujours peur d’en manquer et de devoir les acheter plein prix à l’épicerie, donc lorsqu’elles sont en rabais, j’en achète 6 boîtes. Il reste aussi des tonnes de pâtes alimentaires même si on en a mangé 2 fois par semaine depuis un mois. Il y a aussi 3 différentes sortes de craquelins et pour chaque sorte en trop grande quantité. J’ai craqué et je n’ai pas résisté à acheter 2 paquets par sorte, car il y avait un minimum pour bénéficier du rabais. Mais nous avons aussi fait des bons coups, surtout dans le congélateur. Il ne reste qu’un seul repas congelé à manger, nous avons fait une véritable razzia dans les fruits congelés -merci Miss Ninja- et il ne reste plus de biscuits ou de beignes de noël.

Les recettes

Ce que nous avons beaucoup aimé et n’avions pas prévu du tout a été de découvrir ou redécouvrir des recettes comme les gnocchis au ricotta tirés de food52 que nous avons mis sur le compte Instagram. On parle d’un véritable coups de cœur ici! Et dire qu’il nous a fallu quelques patates et un fond de ricotta à utiliser pour s’offrir le plaisir d’un délicieux souper. D’autres recettes sont moins glamour, mais ont tout de même ravi nos papilles comme la sauce crémeuse pour pâtes aux chou-fleur et thon. Ne me demandez par la recette, c’était une improvisation, mais je vous encourage à essayer.
Cela nous a aussi amené à faire des desserts. Dans notre vie occupée, c’est souvent la première chose qui se fait tasser du plan de la fin de semaine. J’ai toujours l’intention de faire des biscuits ou un gâteau avec Miss, car j’adore cuisiner avec elle, mais nous avons rarement le temps. Sauf que là, il fallait que j’utilise la dernière tasse de purée de dattes dans le congélateur, même chose pour les bananes noircies. Et je l’avoue, comme j’ai toujours le nécessaire à biscuits/gâteau dans l’armoire, cela ne m’a pas coûté une cenne. La seule conséquence c’est que j’avais quelques ninjas, petit et grands, bien contents à la maison.

En conclusion, ce fût somme toute une expérience positive. Nous avons confirmé l’hypothèse selon laquelle nous pouvions cuisiner pendant un mois en faisant très peu d’épicerie. Et nous avons très bien mangé! Les 411$ que nous avons économisés au mois de janvier serviront assurément dans un proche futur. On serait porté à vouloir continuer dans cette voie à tous les mois et ainsi économiser gros. Ne serait-ce pas merveilleux si uniquement en utilisant ce que nous avons à la maison nous pouvions sauver près de 5000$ par année? La réalité est que tôt ou tard, les réserves s’épuiseront et il sera nécessaire d’acheter plus. C’est tout de même un beau défi que de faire son épicerie en fonction de ce qui est déjà acheter. Aussi, nous avons pris goût à la planification des repas. C’est assurément une habitude que nous voulons continuer. Et finalement, aussi restrictif que ce défi pouvait donner l’impression, il nous a fait réaliser à quel point il est agréable de cuisiner et de sortir de notre zone de confort en cuisine.

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